- Marseille villes & villages
Ils alimentent en sujets folklo les JT de TF1, ils donnent le change, ils galéjent, mais lorsqu’ils te racontent leur travail de pêcheurs, ils te disent la douleur dans les mains qui tirent les filets au petit matin, et le mistral qui glace les os et provoque des creux qu’il faudra affronter jusqu’au Pharo. Le plaisir des couleurs arc-en-ciel d'une bourriche remplie de girelles, aussi l'impatience irritante des premiers visiteurs du matin avant le déversement des prises, la magie est toujours là. Pour combien de temps encore? Une façon de vivre, de travailler qui s'éteint. La modernité passe. Les travailleurs de la mer se raréfient, les pêches miraculeuses aussi. Une ménagère passe en revue rascasses, sars et pageots encore frétillants, le panier à provision bourré de cabillaud de chez Picard. Dans un film des années 60, Michel Audiard mettait dans la bouche d'André Pousse cette fameuse réplique :
- Quand je vais à Francfort, j'emmène pas de saucisses..


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Les restaurateurs frétillent, les réservations pleuvent, ils achètent dorades, sars, sardines, vives, oursins, violets... L’OM renfloue l’économie locale. Les hôtels, les cafés sont cafis de reporters, photographes, cameramen et autres intervenants qualifiés. Ils supportent mal notre présence. On se fait petit, il faut s’effacer devant l’information, le citoyen a le droit de savoir. Les comptoirs, les salons sont occupés en permanence, les personnalités locales sont invitées à donner leurs avis, ceux à qui on ne demande rien le donnent aussi. Les médias fabriquent de la matière, consistante, colorée, le téléspectateur est vorace, il en redemande
Les soirs de match, les bouches de métro avalent des grappes de supporters blanc-bleus et les recrachent aux abords du Stade Vélodrome. A 20H, le PSG débarque onze blondinets sur le terrain. Des banderoles leur promettent le pire.


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11h30. C’est une cour intérieure bordée sur trois côtés par des bâtisses modestes, le quatrième côté s’ouvre sur le Vieux-Port. La placette nichée en hauteur, s’incline et offre une vue magnifique sur la Bonne Mère. Les bistrotiers dressent les tables. Des habitudes sont prises, les habitués, à l’agachon, s’installent. Les tables recouvrent la Place. Les mains s’agitent, on se salue, on se fait la bise, on se tape dans le dos, on trinque, on appelle le garçon, on fait resservir, on questionne sur le plat du jour. Mora explique au patron comment cuisiner ses pâtes :

- Écrase cinq gousses d’ail, fait les revenir dans 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive, cuisson 20 ou 30 secondes, lâche la poignée de persil que tu auras haché avant, ajoute les pâtes al dente avec un peu de leur jus de bouillon, laisse revenir vingt secondes et tu me les sers avec un petit pot de parmesan. Il serre les dents, le taulier… mais il sourit.


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COUP DE COEUR MARSEILLE

Loury Resto Vieux-Port


Une vraie bouillabaisse, par un vrai cuisinier, l'un des meilleurs (sinon le meilleur) rapport qualité prix. CHEZ LOURY Restaurant le Mistral 3 rue Fortia à Marseille.

Passedat coup de coeur


Après l’école hôtelière, le Coq Hardi à Bougival puis le Bristol et le Crillon à Paris, dix-huit mois chez les frères Troisgros à Roanne
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Marseille par IZZO

Marseille par Jean Claude Izzo


On ne comprend rien à cette ville si l'on est indifférent à sa lumière. Elle est palpable, même aux heures les plus brûlantes. Quand elle oblige à baisser les yeux. Marseille est ville de lumière. Et de vent. Ce fameux mistral qui s'engouffre dans le haut de ses ruelles et balaie tout jusqu'à la mer. Jusqu'au large de Pomègues et Ratonneau, les îles du Frioul. Jusqu'après Planier, le phare, aujourd'hui éteint, reconverti en école de plongée, qui indiquait à tous les marins du monde que Marseille était à portée de main, et que ses femmes, putes ou pas, leur feraient oublier la passion des mers et des îles lointaines.
Marseille, à dire vrai, on ne peut l'aimer qu'ainsi, en arrivant par la mer. Au petit matin. A cette heure où le soleil, surgissant derrière le massif de Marseilleveyre, embrase ses collines et redonne du rose à ses vieilles pierres......
Il suffit simplement d'arriver de Corse, en ferry, pour renouer avec cette histoire. Ou, plus simplement encore, de revenir d'une nuit de pêche au large de l'Estaque. Quand la rade vous ouvre ses bras, alors, alors seulement, on découvre le sens, éternel, de cette ville. L'accueil. Car Marseille est faite d'ailleurs, d'exils, et elle se donne sans résistance à ceux qui savent la prendre, l'aimer.

    Jean Claude Izzo (extrait de l'anthologie "Méditerranées")

Chardonneret en ville
Chardonneret en ville

Chardonneret citadin


Deux siècles auront probablement suffi à supprimer la diversité indispensable à la vie sur terre. Et pourtant elle s'accroche la diversité. Voilà un chardonneret qui a (provisoirement ?) installé son existence rue de la république à Marseille... Car paraît-il, la campagne est toxique! Plus encore que les valeurs issues de la bulle immobilière qui pourrissent toujours les coffres de nos banques. C'est au niveau du "Temps des Cerises", au sommet du réverbère, lorsque le soleil n'a pas encore surchauffé l'ouvrage métallique que vous l'observerez, désinvolte, arrogant. Il picore les pissenlits qui poussent le long de mon balcon au milieu de plants de tomates-cerises repiqués ce printemps. Attention à mes chats, ces bouffeurs de croquettes n'ont pas de scrupules. Obèses et cruels, ils te feront un sort à la moindre occasion. Ici aussi ... c'est la jungle. Il a posé pour "Oliviers & Co", un peu cabot, très professionnel, il a fait la part belle à l'enseigne, je proposerai la prise de vue au dircom et si la crise ne touche pas les huiles, ils mettront bien une petite pièce sur ta jolie frimousse.
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Fanny, chanteuse
Fanny, chanteuse

Fanny chanteuse sur le Vieux Port


Fanny anime les petits matins ensoleillés du marché aux poissons. Elle chante avec tout son talent des refrains qui nous rappellent des choses que nous n'avons pas ou peu connus, pas vécus, et dont nous sommes pourtant nostalgiques. Fréhel, Damia, Georgette Plana, Colette Renard, René-Louis Lafforgue... Fais-nous danser Julie La Rousse, toi dont les baisers..." De la fantaisie, du sourire et surtout du talent. Les productions de DVD qu'elle propose sur place sont toujours très attendus et les moments qu'elle partage avec "son" public du Quai sont de petites gorgées de plaisir que l'on savoure ensemble. Si vous passez un matin Quai des Belges, ne soyez pas avare de vos compliments, car elle aime ça... C'est une artiste.

FANNY - La Rue en Chansons
GSM 0662804480
fannyrose.sete@laposte.net
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Marseille, le Panier
Marseille, le Panier

Marseille, le Panier


Marseille, quartier du Panier, 10 H. Ce matin, Il fait bon vivre. Du soleil et comme un petit goût de lendemain de pluie. Une terrasse, un café, un journal. La place de Lenche prend ses marques, les loufiats virevoltent, dressent les tables. Les présentoirs annoncent les réjouissances, Daube camarguaise, Aïoli aux légumes du jour, spaghettis aux palourdes…. L’air se chargera bientôt du parfum des premières poêlées d’oignons. Les journalistes enfument la salle du bar des Treize Coins, ils recoupent les infos, échafaudent les scénarii. En face, la Chocolatière du Panier brise, morcelle les plaques de chocolat qui accompagnent les cafés crémeux servis par un loufiat revêche. A la sortie du troquet, certains vont rue Sainte-Françoise et la Vieille Charité. Ici les échoppes ont renoncé aux artifices du marketing, les trésors que l’on y déniche s’offrent simplement aux flâneurs. Rue du petit puits, rue de la vieille Tour, rue des cordelles, rue du Panier … La rue de Lorette mène jusqu’au Passage du même nom, quelques escaliers plus bas, on traverse une immense cour fermée par des façades délabrées que l’on devine entre les cordées de linges. Le sas du deuxième porche ne prépare pas à la déflagration de la rue de la république. Le Café de Paris est tout proche. En retrait du port, ce trésor architectural fraichement restauré deviendra vite un repaire à bobos.
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A LA UNE 2

LES SECRETS DE MARSEILLE


A quelques pas du Petit Nice, derrière le Pont de la Fausse monnaie, une rue abrupte monte vers le thêatre Sylvain, et quelques escaliers anodins que les vieux marseillais connaissent bien...
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